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L’homme qui a perdu son emploi après avoir critiqué son cadeau de Noël

Dans cet épisode, je vous raconte l’histoire de Hussien Mehaidli, un homme qui a perdu son emploi après avoir critiqué son cadeau de Noël. Bonne écoute!

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Description de l’épisode

En décembre 2020, Hussien Mehaidli, un résidant de la Colombie-Britannique, se voit remettre un cadeau de Noël par son employeur. L’homme alors âgé de 27 ans travaille pour l’entreprise américaine Fastenal, un grossiste de matériaux de construction présent dans toute l’Amérique du Nord.

Depuis son embauche en 2013, l’entreprise remet à ses employés une boîte remplie de produits alimentaires, comme des M&M, des biscuits et du bœuf séché en guise de cadeaux de Noël. Il s’attend donc à recevoir un cadeau similaire à l’approche des Fêtes. Il recevra plutôt un grattoir à BBQ en bois arborant le logo de l’entreprise ainsi qu’une sauce BBQ vendue 5,99$ sur Amazon.

Hussien Mehaidli partage son mécontentement sur Twitter

Mehaidli n’apprécia guère ce présent, surtout venant d’une entreprise ayant déclaré un chiffre d’affaires de 5,2 milliards de dollars en 2012. Sans réfléchir, il partagea son mécontentement sur un compte Twitter qu’il utilisait habituellement pour suivre l’actualité et le sport. Son compte était anonyme et par conséquent, il ne craignait guère les remontrances de son employeur.

Il publia donc le message suivant en prenant soin de taguer les comptes canadien et américain de l’entreprise : « Quel genre d’entreprise multimilliardaire offre à ses employés canadiens de la sauce barbecue comme cadeau de Noël ? D’autant plus que les employés américains ont reçu une boîte remplie de produits alimentaires ».


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Il s’insurgea également contre la lettre du PDG qui accompagnait le présent et qui encourageait les employés à partager son contenu. Il écrivit : « PARTAGER QUOI??!! MA SAUCE BARBECUE? A tous les employés canadiens de Fastenal, je suis désolé que vous ayez à subir cela. »

Un appel téléphonique qui sème l’inquiétude

Au lendemain de ces tweets, Mehaidli reçut un appel téléphonique de son supérieur. Ce dernier commença la conversation en l’appelant non pas par son prénom, mais par le surnom qu’il utilisait sur Twitter et qui devait lui garantir l’anonymat. L’entreprise savait donc qu’il était l’auteur des messages publié la veille sur le réseau social.

Comment était-ce possible? Après avoir publié les messages, Mehaidli réalisa qu’il avait auparavant tweeté une photo de lui achetant des billets pour un événement de la WWE à Vancouver. L’image montrait son visage, son ordinateur et son lieu de travail en arrière-plan, ce qui permettait de l’identifier. Il supprima lesdits messages après avoir réalisé son erreur, mais il était de toute évidence trop tard.

Mehaidli présenta ses excuses

Mehaidli expliqua à son supérieur qu’il était désolé et qu’il avait depuis supprimé les messages, ce qui sembla calmer le jeu. Il croyait toute cette histoire derrière lui, mais dix jours plus tard, il reçut une convocation pour une rencontre où il fut congédié sur le champ.

Il déclara que son supérieur lui avait mentionné qu’il s’était porté à sa défense, tout comme le vice-président régional, mais sans succès. Le siège social aux États-Unis exigeait son départ pour violation de la politique sur les normes de conduite. Complètement atterré, Mehaidli raconta son histoire à CTV News Edmonton.

Le PDG de Fastenal s’en mêle

Celle-ci se rendit jusqu’aux oreilles de Dan Flirness, PDG de Fastenal. Ce dernier admit que la réaction avait peut-être été excessive, mais qu’elle était tout à fait légale. Il déclara également avoir fait parvenir une vidéo aux employés canadiens dans laquelle il expliquait que la sauce barbecue et le grattoir valaient 27 dollars, et que les employés américains avaient reçu un cadeau d’une valeur similaire.

Quant à Mehaidli, il ne reçut aucune indemnité de départ, ce qui pourrait être contesté selon Richard Johnson, un avocat spécialisé en droit du travail interviewé par CTV News Edmonton. Ce dernier mentionna également qu’il rencontrait fréquemment ce genre de situation.

« Les gens utilisent les médias sociaux pour parler de leur mauvaise journée, de ce que font leurs supérieurs, de la politique interne au travail. Et l’une des grandes questions est de savoir si l’employeur est nommé dans les messages et si cela l’embarrasse et le diminue aux yeux du public. Les employés doivent donc être très prudents à cet égard. »

Des dommages collatéraux pour Get Sauced & Spiced Inc.

Mehaidli n’est pas le seul a avoir souffert dans cette histoire. Get Sauced & Spiced Inc., le fabricant de ladite sauce BBQ, est une victime collatérale. Gary Lalonde, propriétaire de l’entreprise basée à Edmonton, déclara à CTV News Edmonton :

« Toute cette visibilité n’a pas été bonne pour nous. Des gens font des commentaires négatifs sur Twitter et Facebook, pensant que nous sommes la raison pour laquelle ce monsieur a été congédié. […] les gens ne lisent pas l’article en entier. Plusieurs personnes affirment qu’elles vont nous boycotter. »

La réputation de Fastenal est écorchée

La réputation de Fastenal a également été écorchée. La nouvelle a été reprise dans de nombreux médias à travers l’Amérique du Nord, faisant mal paraître l’entreprise. Cette dernière aurait eu intérêt à régler cette histoire à l’interne, d’autant plus que le compte Twitter de Mehaidli n’était suivi que par très peu de gens.

À titre indicatif, Mehaidli n’avait pas l’intention d’essayer ladite sauce BBQ.

Sources : 

Employee who got $6 BBQ sauce as holiday gift says he was fired for angry tweet, ctvnews.ca, 3 janvier 2020

‘They should have the facts’: An Edmonton BBQ sauce maker says it is being blamed for a man’s firing by a different company, edmonton.ctvnews.ca, 4 janvier 2020

CEO of company that fired employee over BBQ sauce tweet: ‘Calmer heads didn’t prevail’, ctvnews.ca, 7 janvier 2020

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