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6 produits qui ont connu une fin abrupte

On estime qu’environ 10 % des produits qui sont commercialisés survivent plus d’un an. Les autres connaîtront une fin abrupte et tomberont dans l’oubli en l’espace de seulement quelques mois. Et ce phénomène n’est pas unique aux petites et moyennes entreprises, comme en témoignent les exemples d’échecs de produits ci-dessous.

Les plats congelés de marque Colgate

Au début des années 1980, Colgate décida de percer le marché de l’alimentation en commercialisant des plats congelés. Les ventes n’ont malheureusement jamais décollé, si bien que l’entreprise retira ses produits des rayons après seulement quelques mois. La principale raison de ce flop? Le logo Colgate sur l’emballage qui rappelait le goût du dentifrice.

Le Pepsi AM

En 1989, Pepsi lança le Pepsi AM afin d’offrir une alternative au café matinal. Peu de gens démontrèrent de l’intérêt envers ce nouveau produit qui contenait deux fois plus de caféine que le Pepsi traditionnel, si bien que l’entreprise le retira du marché après seulement quelques mois de commercialisation.

Le parfum Bic

La compagnie Bic a connu de nombreux succès commerciaux, dont le stylo, le rasoir et évidemment, le briquet. Elle a également connu un échec majeur avec son parfum vendu à environ 5 $ l’unité. Lancé en 1988, le parfum Bic est embouteillé dans un flacon qui rappelle celui d’un briquet et est disponible en quatre versions, soit deux pour femmes, une pour hommes et une unisexe. Malgré des dizaines de millions de dollars investis en publicité, le produit ne réussira pas à séduire les consommateurs et disparaîtra après seulement quelques années de commercialisation. Notons que l’entreprise connaîtra un autre cuisant échec avec ses sous-vêtements.

Le shampoing au yogourt de Clairol

En 1979, la marque Clairol décida de commercialiser un shampoing au yogourt. Le produit connu très peu de succès, notamment parce que le yogourt est difficilement associable à la propreté dans la tête de la plupart des gens. La preuve, plusieurs personnes mangèrent le produit par erreur, ce qui en rendit plusieurs malades.

Les cigarettes sans fumée de Reynolds

Dans les années 1980, l’entreprise Reynolds dépensa plus de 300 millions de dollars pour développer une cigarette sans fumer. L’entreprise retira du marché son produit baptisé « Premier » après seulement quatre mois de commercialisation. Plusieurs raisons sont en cause de cet échec, comme l’explique Matt Haig dans son livre 100 grands flops de grandes marques. Premièrement, le gout laissait grandement à désirer. D’ailleurs, même le PDG de l’entreprise aurait déclaré que son produit goûtait la « merde ». Mais surtout, tant les fumeurs que les non-fumeurs souhaitent une cigarette sans fumée. Pour les premiers, la fumée fait partie du plaisir alors que pour les autres, il s’agit d’une tentative d’encourager les gens à fumer alors qu’on sait que cette activité est nocive pour la santé.

Les repas Gerber Single

La palme d’or des échecs commerciaux revient probablement à la marque d’aliment pour bébé Gerber. En 1974, l’entreprise décida de proposer des repas pour adultes dans des formats individuels. Le problème est que la marque utilisa le format qui a fait sa réputation, soit les petits pots pour bébé dans lesquels on retrouve de la nourriture en purée. Ce produit connut un cuisant échec, car la plupart des adultes ne souhaitent pas manger de la nourriture en purée, et encore moins quand elle se trouve dans des pots pour bébé.

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Publié par

Jean-François Guitard

Jean-François Guitard est un passionné de communication et surtout, de marketing qui tente d’éduquer les entreprises sur les bonnes pratiques à adopter pour obtenir des résultats. Il offre des conseils personnalisés à une dizaine d’entreprises annuellement dans le cadre de son travail de responsable des communications et est appelé à prononcer des conférences lors de divers événements. Il est également l’auteur du livre Comment réussir sa pub qui est disponible en versions papier et numérique sur Amazon.

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